27 – Biographie de François Vinet dit Larente, époux de Marguerite André dite Saint-Michel (Partie 2)

Le parcours de leurs enfants : Marguerite et François-Geoffroy Vinet-Larente

par Harold Larente
11 mai 2025

Lorsque François Vinet dit Larente décède en janvier 1703, il laisse derrière lui une épouse enceinte et une fillette de 19 mois. Ce sont ses enfants, Marguerite et François-Geoffroy, qui assureront la continuité d’une lignée encore jeune, mais déjà solidement enracinée à Pointe-Claire.

À travers leurs trajectoires respectives, se révèle une forme de résilience familiale façonnée par les réalités de la société canadienne du XVIIIe siècle : recompositions conjugales, gestion des biens fonciers, alliances par le mariage et réseaux de solidarité.

En dépit d’une vie écourtée, Marguerite Vinet-Larente incarne pleinement l’ancrage d’une femme dans la société rurale canadienne, entre maternité nombreuse, gestion domestique et réseaux de parenté.

Son frère, François-Geoffroy, né quelques mois après le décès de leur père, jouera un rôle décisif dans la transmission du nom, du patrimoine et de la mémoire des Vinet-Larente. Par ses actes, ses alliances et son inscription durable dans le paysage foncier de Pointe-Claire, il devient le véritable passeur de l’héritage familial, assurant à cette lignée une continuité tangible. Encore aujourd’hui, de nombreux descendants portent le nom Vinet-Larente ou y sont liés, témoignant de la pérennité d’une lignée qui prend racine dès le tournant du XVIIe siècle, avec son grand-père Barthélemy Vinet dit Larente.

Ce deuxième volet s’efforce de faire revivre ces deux figures fraternelles, à la fois discrètes et essentielles, dont les parcours éclairent les dynamiques familiales, sociales et territoriales de la Nouvelle-France.

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26 – Biographie de François Vinet dit Larente, époux de Marguerite André dite Saint-Michel (Partie 1)

Une vie brève, un enracinement durable

par Harold Larente

4 mai 2025

François Vinet dit Larente (1680–1703) tient une place toute particulière dans le récit de mes origines. Il appartient à cette génération d’ancêtres dont les noms s’effacent peu à peu dans le lointain, mais dont la présence résonne encore dans les documents, les lieux, et les mémoires. Dans mon arbre généalogique, il porte le numéro Sosa 256, une désignation qui, en généalogie, correspond à la 9e génération en ligne directe — soit un arrière-grand-père à sept degrés. Pour les non-initiés : la numérotation Sosa est un système qui attribue un numéro à chaque ancêtre en fonction de sa position dans la lignée. Le numéro 256 désigne celui qui est situé exactement neuf générations au-dessus de moi.

Né à Lachine à la fin du XVIIe siècle, il fait partie de ces colons de la Nouvelle-France dont la vie, bien que peu documentée, nous éclaire sur le quotidien, les alliances familiales et les engagements locaux d’une époque fondatrice.

Cette biographie est le fruit de recherches menées à partir des registres paroissiaux, des actes notariés et d’archives diverses. Une grande partie des transcriptions utilisées ici provient du travail rigoureux de Jules Guérard, dont les relevés paléographiques — couvrant plus de 4 300 actes liés à Pointe-Claire — m’ont permis d’accéder à des sources parfois difficiles à déchiffrer. Ce travail de transcription paléographique s’inscrit dans un vaste projet de reconstitution du terrier ancien de Pointe-Claire, piloté par la Société pour la Sauvegarde du Patrimoine de Pointe-Claire (SSPPC). Dirigé par Claude Arsenault, ce projet a permis de retracer et de cartographier avec précision les anciens lots de Pointe-Claire, à partir des actes notariés d’époque. Claude a réalisé l’essentiel du travail de reconstitution du terrier, tandis qu’Yves Blondin s’est joint à l’équipe pour contribuer à l’analyse foncière des cas recensés — notamment en traitant les cas problématiques — et assurer la cohérence cartographique de l’ensemble. Pour ma part, j’ai structuré l’ensemble des actes dans une base de données, facilitant ainsi leur repérage et leur exploitation. Je tiens à exprimer ici ma reconnaissance envers tous les collaborateurs de ce projet, et tout particulièrement envers Jules, pour la qualité exceptionnelle de son travail de paléographie.[1]

🔹 Remerciements spécifiques pour cette biographie

Je tiens à exprimer ma profonde reconnaissance envers Jules Guérard, pour la qualité exceptionnelle de son travail paléographique ainsi que pour les précieuses précisions contextuelles qu’il a apportées. Son regard attentif sur les réalités foncières, familiales et sociales de l’époque a considérablement enrichi la compréhension des documents et éclairé de nombreux aspects de cette biographie.

Je souhaite également remercier Yves Blondin, dont les analyses ont grandement contribué à affiner ma compréhension des liens familiaux, des proximités de voisinage et des dynamiques de peuplement à Lachine et à Pointe-Claire.

Leur soutien a permis d’approfondir la reconstitution du parcours de François Vinet dit Larente, en ancrant solidement ce récit dans son cadre foncier, familial et social.

Retissons maintenant le fil de la vie de François, de celle de sa femme et de leurs deux enfants, à partir des fragments qu’ils ont laissés dans les archives. Ce récit s’appuie sur les documents disponibles pour reconstituer les grandes étapes de leur existence, à la lumière de ce minutieux travail de reconstitution foncière, nourri par l’examen attentif des archives notariales, judiciaires et paroissiales.

Trois volets pour cette histoire familiale

Pour mieux mettre en lumière les différentes dimensions de cette histoire familiale, la biographie est présentée en trois volets.

    • Le premier article est consacré à François Vinet dit Larente et à son épouse Marguerite André dite Saint-Michel. Il retrace leur union, brève, mais fondatrice, dans le contexte tourmenté de la fin du XVIIe siècle, marqué notamment par le massacre de Lachine.
    • Le deuxième article suit leurs deux enfants, Marguerite et François-Geoffroy, qui, chacun à leur manière, assureront la continuité foncière et familiale à Pointe-Claire.
    • Enfin, le troisième article revient sur la figure de Marguerite André après la mort de son époux, en explorant son rôle central dans la transmission des biens, la gestion des successions, et la préservation d’une mémoire familiale vivante.

Ensemble, ces trois volets composent une fresque biographique documentée, attentive à la fois aux événements vécus, aux liens tissés, et aux traces laissées dans les archives — une mémoire inscrite dans les terres, les noms et les gestes transmis. Continuer la lecture de « 26 – Biographie de François Vinet dit Larente, époux de Marguerite André dite Saint-Michel (Partie 1) »

23.- Guillaume Vinet dit Larente : De la vallée du Saint-Laurent aux frontières de Détroit

Un voyageur engagé dans l’expansion française avant de s’établir

Par Harold Larente, le 16 février 2025
Révisé le 3 mars 2025

Le présent billet est le premier d’une série de deux consacrée à Guillaume Vinet dit Larente, fils de Barthélemy Vinet dit Larente et d’Étiennette Alton. Dans cette première partie, nous aborderons ses origines familiales, son enfance, ainsi que les étapes marquantes de sa vie en Nouvelle-France, notamment ses mariages et sa descendance.

Le second billet sera entièrement dédié à sa participation à l’expédition de 1701 menée par Antoine Laumet dit Lamothe-Cadillac, qui aboutit à la fondation du fort Pontchartrain, aujourd’hui connu sous le nom de Détroit. Nous explorerons en détail le contexte de cette expédition, le rôle joué par Guillaume Vinet dit Larente, et l’impact de cet événement sur sa vie et sur l’histoire de la Nouvelle-France.

À travers ces articles, nous visons à offrir une compréhension approfondie de la vie de Guillaume Vinet dit Larente et de sa modeste contribution à l’histoire coloniale française en Amérique du Nord.

Résumé en bref

Qui était Guillaume Vinet dit Larente ? Un colon de la Nouvelle-France partagé entre une vie d’aventure et l’établissement d’un foyer.

Ses moments clés :

    • 1678 (environ) : Naissance dans la vallée du Saint-Laurent;
    • 1701 : Engagement dans l’expédition de Détroit avec Lamothe-Cadillac;
    • 1714 Un premier mariage à un âge tardif (36 ans) : Un choix révélateur de son hésitation entre vie nomade et enracinement;
    • 1714 : Installation définitive à Sainte-Anne-de-Bellevue;
    • Descendance : Une lignée marquée par l’expansion et l’exil, notamment de son fils Joseph vers Détroit;
    • 1714-1741 : Plusieurs transactions foncières;
    • 1732 Second mariage : un mariage stratégique;
    • 1741 Son décès

Pourquoi cette biographie ? Elle explore son parcours exceptionnel entre mobilité et établissement, tout en reliant son histoire à l’évolution de la Nouvelle-France.

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21.- Cunégonde Vinet dite Larente, la fille ainée Barthélemy Vinet dit Larente

Par Harold Larente, le 13 mars 2023

Le présent billet constitue le premier d’une série de deux consacré à Cunégonde Vinet dite Larente, la fille aînée de Barthélémy Vinet dit Larente, mon ancêtre arrivé en Nouvelle-France, et d’Étiennette Alton, son deuxième mari. Le premier billet traitera des événements clés de son premier mariage avec François Dubois dit Brisebois et de la vie du couple que les archives nous ont révélés, dont leur contrat de mariage, l’installation du couple sur la terre familiale de mon ancêtre, ainsi que la vie de Jean-François Dubois dit Brisebois, habitant, coureur des bois et voyageur, et l’impact, surtout financier de ce cumul de fonctions pour la famille. Nous compléterons également ce billet avec certains détails sur son second mariage avec Jacques Lanthier, veuf, qu’elle épousera le 26 avril 1723, après la mort de son premier mari vers 1713.

Le second billet sera consacré à la vie de Cunégonde Vinet dite Larente en tant que sage-femme et aux contributions qu’elle a apportées à sa communauté.

Cunégonde, la fille ainée de Barthélémy Vinet dit Larente

Cunégonde est la fille ainée de Barthélemy Vinet dit Larente. Issue du mariage d’Étiennette Alton qui a convolé en secondes noces avec Barthélemy, elle a été baptisée le 18 février 1674 par Gilles Pérot, prêtre de Saint-Sulpice, à l’église de Notre-Dame-de-Montréal. Jean-Baptiste Migeon, sieur de Branssat[1], l’« engageur » de Barthélemy en qualité de domestique à son arrivée en Nouvelle-France en 1665 ou peu avant , leur a fait honneur en acceptant d’être le parrain de Cunégonde. La marraine a été Cunégonde Gervaise, fille de Jean Gervaise, substitut du procureur fiscal, le sieur de Branssat. Continuer la lecture de « 21.- Cunégonde Vinet dite Larente, la fille ainée Barthélemy Vinet dit Larente »

20.- Les biens de Barthélémy Vinet-Larente : de la cave au grenier (Partie II)

Par Harold Larente, le 21 juin 2019

Le présent billet constitue le second consacrée à l’inventaire des biens de Barthélémy Vinet dit Larente[1], réalisée par le notaire Jean-Baptiste Pottier, entre le 4 et le 18 décembre 1687 où cinq jours ont été nécessaires pour y procéder[2].

Cette seconde partie abordera les journées du 5, 6, 11 et 18 décembre 1687.

Lors des journées du 5 et du 6 décembre, les bâtiments, les récoltes, les cultures et les terres y seront recensés et évalués. La recension des titres et papiers ainsi que les dettes actives et passives y seront également énumérées. La fin de la journée du 6 décembre est marquée des tensions familiales. La veuve Alton a fait protestation de l’inventaire des biens de son premier époux auprès de ses gendres,  Jean Quenet et Paul Décarie, respectivement tuteur et subrogé tuteur aux enfants mineurs d’Hurtebise et d’elle.

La journée du 11 décembre, quatrième journée de l’inventaire, est consacrée à l’évaluation des biens de Vinet se trouvant dans la maison d’Hurtebise située en la contrée Saint-Joseph, au pied de la Montagne[3].

Finalement, le 18 décembre 1687, sept jours suivant la précédente journée d’inventaire, la veuve Alton fait un aveu surprenant. De quoi s’agit-il?

En conclusion, plusieurs questions sont soulevées concernant le long parcours du règlement de la succession de Barthélémy Vinet dit Larente.

Pour ceux que cela intéresse, nous avons inséré à la fin, une copie des pages de l’inventaire faisant l’objet de ce billet ainsi que notre transcription.

Par respect pour le travail fait, nous vous demandons de nous citer pour toute utilisation de l’information contenue dans ce billet ainsi que sur le site. Continuer la lecture de « 20.- Les biens de Barthélémy Vinet-Larente : de la cave au grenier (Partie II) »

19.- Les biens de Barthélémy Vinet-Larente : de la cave au grenier (Partie I)

Harold Larente, le 17 mars 2019
Révisé le 15 avril 2019

Le présent billet constitue le premier d’une série consacrée à l’inventaire des biens de Barthélémy Vinet dit Larente, réalisée par le notaire Jean-Baptiste Pottier, entre le 4 et le 18 décembre 1687. Cinq jours ont été nécessaires pour y procéder[1].

À sa mort, les biens de Barthélémy Vinet-Larente ont été inventoriés à la demande d’Étiennette Alton, sa femme. Cette demande de recension fait partie d’une procédure juridique guidée par la Coutume de Paris.

La coutume de Paris

Afin de préserver l’ordre traditionnel, fondé en grande partie sur le fief et la famille, elle [la coutume de Paris] limitait le droit d’aliéner certains types de propriétés, soit par vente ou par testament, et obligeait l’époux à gérer ses biens de façon à en pourvoir sa femme et ses enfants. La Coutume de Paris a été introduite en Nouvelle-France par la Compagnie des Cent-Associés[2] vers 1640 et devient le seul code légal permis dans la colonie en vertu de l’édit de 1664 établissant la Compagnie des Indes occidentale[3].

Jaquette de la monographie tirée de Gallica, Bibliothèque nationale de France, https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97818083?rk=64378;0

Cette Coutume a imposé au couple Vinet-Larente et Alton, la communauté de biens. Elle vise d’abord et avant tout la « conservation » des biens de la succession et de garantir les droits du conjoint survivant, de ses enfants, surtout les mineurs[4], et également des créanciers. Cette protection juridique « […] nécessite trois rencontres avec les praticiens du droit: l’élection de tutelle qui nomme le subrogé tuteur, l’inventaire de la communauté de biens qui permet entre autres de déterminer la part de l’héritier mineur, la clôture d’inventaire qui oblige les protecteurs du mineur à garantir devant le tribunal la fidélité de la recension[5].

L’inventaire des biens de Barthélémy Vinet dit Larente

L’inventaire des biens énumère tous les biens meubles et effets mobiliers, bâtiment par bâtiment, pièce par pièce ainsi que les cultures dans les champs. Son contenu minutieusement relevé, nous révèle un pan de la vie de Barthélémy Vinet dit Larente qui s’est déroulé au XVIIe siècle. Elle nous renseigne sur ses conditions matérielles et nous permet de visualiser l’intérieur de sa maison et de ses abords ainsi que des dépendances de la ferme qu’il possède à Lachine.

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18.- Les funérailles de Barthélémy Vinet dit Larente

Par Harold Larente, le 12 janvier 2019

Au décès[1] de Barthélémy Vinet dit Larente, on a sonné le glas[2] à l’église de la paroisse des Saint-Anges de Lachine. Les sonneries de deuil diffèrent en fonction du sexe du décédé: si c’est une femme, on tinte deux coups par cloche en commençant par la plus petite, trois fois; si c’est un homme, au lieu de sonner deux coups par cloche, on en sonne trois en commençant par la plus grosse.[3] Cette séquence est répétée trois fois avec le glas général à la fin.

On peut présumer que les cloches ont retenti au début, au milieu et à la fin de la cérémonie funéraire comme le veut la tradition. Étiennette Alton, la veuve de Barthélémy Vinet dit Larente a dû débourser 8 livres pour le glas et les sonneries.[4] Continuer la lecture de « 18.- Les funérailles de Barthélémy Vinet dit Larente »

16.- Jean Senelé, le parcours de ce serviteur au service de la famille Hurtubise et Vinet-Larente

Par Harold Larente, le 9 novembre 2018

Le présent billet présente quelques notes sur le parcours de serviteur de Jean Senelé.

Données généalogiques

Jean Senelé (Senellé, Senelay) dit Laprairie, fils de Pierre Senelé et de Marie Prou, de Couhé, évêché de Poitiers au Poitou, est né vers 1631 en France.[1] Il est au pays en 1671.[2]

Vers l’âge de 43 ans, il épouse à la basilique Notre-Dame de Québec, le lundi 29 janvier 1674, Renée Jousselot, fille de Pierre Jousselot et d’Ozanne Drapeau. Les parents des époux sont décédés à l’exception de Pierre Jousselot, le père de la mariée. Jean Levasseur, Michel Berthelot, Jacques Delaunay ainsi que le père de la mariée sont présents à la cérémonie de mariage.[3] Le couple aura cinq enfants : Louise (c.1677-1703), Jacques (1679-?), Marguerite (c.1682-1758), Marie-Madeleine (1684-1687) et Marie-Louise (1686-1762)[4].

Contrat de mariage

Un peu plus d’un mois avant cette cérémonie, soit le vendredi 22 décembre 1673, le couple se rend chez le notaire Pierre Duquet pour déterminer leurs volontés par contrat de mariage.[5][6] Outre les conditions habituelles entre époux, le père de la future épouse : Continuer la lecture de « 16.- Jean Senelé, le parcours de ce serviteur au service de la famille Hurtubise et Vinet-Larente »

14.- Barthélémy Vinet dit Larente doit agrandir sa maison de Lachine

Par Harold Larente, le 5 juillet 2018

À l’automne 1675, Barthélémy Vinet dit Larente doit envisager l’agrandissement de sa maison située sur sa concession à Lachine. Malgré le départ de sa belle-fille, Étiennette Hurtubise, qui a épousé Jean Quenet[1] en septembre de cette même année et l’arrivée du 2e enfant Vinet-Larente[2], l’espace est restreint. La maison de 23 pieds par 20 pieds en plus de loger les 7 enfants de la famille Hurtubise et Vinet-Larente, doit permettre l’entreposage des récoltes et des produits de la chasse et de la pêche. L’attique de la maison sert en grande partie à cet entreposage.

L’inventaire après décès[3] de Barthélémy, a permis de savoir que du blé, du blé d’Inde, des pois, des haricots, des peaux de chèvre, d’ours et de vaches, des couvertures et vêtements, y étaient entreposés ainsi que des outils aratoires, tels des serpes, tarières, haches, pioches, pelles de fer à bêcher, coin de fer, etc.

Dans l’après-midi du 20 juillet 1676[4], Honoré Danis dit le Tourangeau[5], charpentier et Barthélémy Vinet dit Larente se rendent en l’étude de Bénigne Basset notaire, à Ville-Marie pour conclure le contrat d’agrandissement en présence de Jean Gervaise[6] et Pierre Caillé[7]. Continuer la lecture de « 14.- Barthélémy Vinet dit Larente doit agrandir sa maison de Lachine »

13 – Les enfants du couple Vinet-Larente et Alton

Par Harold Larente, le 5 mai 2018

Ce billet présente les données généalogiques de la famille élargie de Barthélémy Vinet dit Larente et d’Étiennette Alton. Plusieurs des individus mentionnés ci-dessous feront l’objet d’articles distincts.

Barthélémy VINET-LARENTE, domestique, laboureur et marguillier, fils de François VINET-LARENTE et Denise BRUNET est né vers 1635[1]. Il a signé un contrat de mariage le 12 juin 1672[2], vers l’âge de 36 ou 37 ans, à Montréal, avec Étiennette ALTON, âgée de 34 ans, fille de François ALTON et Antoinette BARILLAY. Étiennette a été baptisée le 13 novembre 1638[3], à la Paroisse Saint-Thomas de la Flèche, Anjou (Angers), France. Elle a été inhumée le 19 décembre 1722 à Montréal, paroisse Notre-Dame-de-Montréal, à l’âge de 84 ans.

Étiennette est veuve depuis seulement 1 mois lorsqu’elle épouse Barthélémy. Ils se sont mariés le lendemain de la signature de leur contrat de mariage, le 13 juin 1672[4] à Montréal, paroisse Notre-Dame-de-Montréal. Leur union a duré 15 ans et 5 mois. Barthélémy et Étiennette ont eu 5 enfants, 3 garçons et 2 filles.

Barthélémy est décédé le mardi 18 novembre 1687, à Lachine. Il est mort de pleurésie. Lors de son décès, il était marguiller à la paroisse des Saints-Anges de Lachine. Il a été inhumé le 19 novembre 1687 à Lachine.

Acte de sépulture de Barthélémy Vinet dit Larente

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