Une vie brève, un enracinement durable
par Harold Larente
4 mai 2025
François Vinet dit Larente (1680–1703) tient une place toute particulière dans le récit de mes origines. Il appartient à cette génération d’ancêtres dont les noms s’effacent peu à peu dans le lointain, mais dont la présence résonne encore dans les documents, les lieux, et les mémoires. Dans mon arbre généalogique, il porte le numéro Sosa 256, une désignation qui, en généalogie, correspond à la 9e génération en ligne directe — soit un arrière-grand-père à sept degrés. Pour les non-initiés : la numérotation Sosa est un système qui attribue un numéro à chaque ancêtre en fonction de sa position dans la lignée. Le numéro 256 désigne celui qui est situé exactement neuf générations au-dessus de moi.
Né à Lachine à la fin du XVIIe siècle, il fait partie de ces colons de la Nouvelle-France dont la vie, bien que peu documentée, nous éclaire sur le quotidien, les alliances familiales et les engagements locaux d’une époque fondatrice.
Cette biographie est le fruit de recherches menées à partir des registres paroissiaux, des actes notariés et d’archives diverses. Une grande partie des transcriptions utilisées ici provient du travail rigoureux de Jules Guérard, dont les relevés paléographiques — couvrant plus de 4 300 actes liés à Pointe-Claire — m’ont permis d’accéder à des sources parfois difficiles à déchiffrer. Ce travail de transcription paléographique s’inscrit dans un vaste projet de reconstitution du terrier ancien de Pointe-Claire, piloté par la Société pour la Sauvegarde du Patrimoine de Pointe-Claire (SSPPC). Dirigé par Claude Arsenault, ce projet a permis de retracer et de cartographier avec précision les anciens lots de Pointe-Claire, à partir des actes notariés d’époque. Claude a réalisé l’essentiel du travail de reconstitution du terrier, tandis qu’Yves Blondin s’est joint à l’équipe pour contribuer à l’analyse foncière des cas recensés — notamment en traitant les cas problématiques — et assurer la cohérence cartographique de l’ensemble. Pour ma part, j’ai structuré l’ensemble des actes dans une base de données, facilitant ainsi leur repérage et leur exploitation. Je tiens à exprimer ici ma reconnaissance envers tous les collaborateurs de ce projet, et tout particulièrement envers Jules, pour la qualité exceptionnelle de son travail de paléographie.[1]
🔹 Remerciements spécifiques pour cette biographie
Je tiens à exprimer ma profonde reconnaissance envers Jules Guérard, pour la qualité exceptionnelle de son travail paléographique ainsi que pour les précieuses précisions contextuelles qu’il a apportées. Son regard attentif sur les réalités foncières, familiales et sociales de l’époque a considérablement enrichi la compréhension des documents et éclairé de nombreux aspects de cette biographie.
Je souhaite également remercier Yves Blondin, dont les analyses ont grandement contribué à affiner ma compréhension des liens familiaux, des proximités de voisinage et des dynamiques de peuplement à Lachine et à Pointe-Claire.
Leur soutien a permis d’approfondir la reconstitution du parcours de François Vinet dit Larente, en ancrant solidement ce récit dans son cadre foncier, familial et social.
Retissons maintenant le fil de la vie de François, de celle de sa femme et de leurs deux enfants, à partir des fragments qu’ils ont laissés dans les archives. Ce récit s’appuie sur les documents disponibles pour reconstituer les grandes étapes de leur existence, à la lumière de ce minutieux travail de reconstitution foncière, nourri par l’examen attentif des archives notariales, judiciaires et paroissiales.
Trois volets pour cette histoire familiale
Pour mieux mettre en lumière les différentes dimensions de cette histoire familiale, la biographie est présentée en trois volets.
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- Le premier article est consacré à François Vinet dit Larente et à son épouse Marguerite André dite Saint-Michel. Il retrace leur union, brève, mais fondatrice, dans le contexte tourmenté de la fin du XVIIe siècle, marqué notamment par le massacre de Lachine.
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- Le deuxième article suit leurs deux enfants, Marguerite et François-Geoffroy, qui, chacun à leur manière, assureront la continuité foncière et familiale à Pointe-Claire.
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- Enfin, le troisième article revient sur la figure de Marguerite André après la mort de son époux, en explorant son rôle central dans la transmission des biens, la gestion des successions, et la préservation d’une mémoire familiale vivante.
Ensemble, ces trois volets composent une fresque biographique documentée, attentive à la fois aux événements vécus, aux liens tissés, et aux traces laissées dans les archives — une mémoire inscrite dans les terres, les noms et les gestes transmis. Continuer la lecture de « 26 – Biographie de François Vinet dit Larente, époux de Marguerite André dite Saint-Michel (Partie 1) »