11.- Barthélémy Vinet dit Larente fait un marché de construction pour sa maison

Par Harold Larente, le 8 avril 2018

À la fin de l’automne 1673, Barthélémy Vinet dit Larente est marié depuis 1 an et demi. Sa femme Étiennette Alton est enceinte de 6 mois. Afin de loger sa nouvelle famille en voie de s’agrandir, Barthélémy contracte un marché de construction avec Étienne Truteau[1] maître charpentier de gros œuvre, le 23 novembre 1673[2] en après-midi en présence de Jehan Gervaise[3] et François Bailly[4].

La construction

Ce marché consiste en la construction d’un bâtiment de pièces sur pièces, équarries sur les quatre faces, de vingt-trois pieds de long par vingt pieds de large et « de dix pieds de coingt »[5] sur sa concession à Lachine[6]. Les dimensions des maisons de cette époque se rapprochent du carré et son tributaire de la longueur des troncs d’arbres et de leur portée.

Cette maison comportera un comble de charpente pareille à l’habitation de Jean-Baptiste Gadoys.[7] Les pignons seront de colombages avec « ses solliveaux passans haut et bas, son manteau de chinée, et le tout esquarris sur les quatre faces ».

Maison ancienne – Suzor-Côté

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10.- Barthélémy Vinet dit Larente se départit d’une partie de sa concession

Par Harold Larente, le 25 mars 2018

Barthélémy Vinet dit Larente vend, le 16 juin 1672[1], la concession voisine de la sienne acquise de Mathias Chatouteau le 9 avril 1672[2], soit un peu plus de 2 mois après son acquisition et 3 jours après son mariage. Cette vente comprend également le tiers de sa concession d’origine, reçu par Cavelier de LaSalle, le 16 décembre 1668[3].

Qu’est-ce qui motive cette vente un peu plus de 2 mois après son acquisition? Mais avant d’esquisser quelques hypothèses, examinons cette vente.

Contenance et localisation de la terre vendue

Au moment de la vente, la propriété de Barthélémy Vinet dit Larente est constituée de 60 arpents de sa concession d’origine et 60 arpents de la concession acquise de Mathias Chatouteau dit Massias. Il cède 80 arpents de cette propriété sur une étendue de 120 arpents qu’elle contient. Continuer la lecture de « 10.- Barthélémy Vinet dit Larente se départit d’une partie de sa concession »

9 – Barthélémy Vinet dit Larente sur la voie de prendre épouse

Par Harold Larente, le 12 mars 2018

La formation d’une famille est difficile au XVIIe siècle en Nouvelle-France. Les épouses potentielles sont peu nombreuses en raison de la forte proportion d’hommes dans la colonie[1], surtout à Lachine en ce début d’établissement. Les premières concessions et occupations de ce territoire débutent vers 1668, soit depuis environ 4 ans .

Étiennette Alton[2], devenue la veuve de Marin Hurtubise[3] le 12 mai 1672, représente un parti intéressant pour Barthélémy[4]. Elle a 34 ans, lui 37 ans.

Veuve, mère de jeunes orphelins et contrainte à gérer les biens immobiliers de son défunt mari, elle doit se remarier rapidement. Est-ce leurs relations sociales communes qui a mis en contact Barthélémy Vinet et Étiennette Alton ou bien les futurs époux se connaissaient du temps où Barthélémy demeurait à Montréal ? Peut-être bien une conjonction des deux.

Barthélémy Vinet dit Larente s’apprête à prendre toute une famille. Étiennette Alton à 6 enfants : Pierre 12 ans, Étiennette 10 ans, Jean 7 ans, Louis 5 ans, Marie 2 ans et enfin Marin qui a à peine 4 mois.

Les enfants de Marin Hurtubise et d’Antoinette Alton

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8 – Le patrimoine immobilier de Barthélémy Vinet dit Larente s’accroît

Par Harold Larente, 25 février 2018

Au début de l’année 1672, la colonie voit Louis Buade de Frontenac, nommé gouverneur général en lieu et place de Jean Talon qui quittera pour la Métropole à l’automne 1672.

Le projet d’une voie de contournement des rapides de Lachine à travers les terres, en profitant de la rivière Saint-Pierre, se discute de plus en plus.

Pour Barthélémy Vinet dit Larente, cette année 1672 est une année charnière. Il est dans la colonie depuis 7 ans et il est émancipé voici de ça 4 ans de son contrat d’engagement chez Jean-Baptiste Migeon de Branssat[1] [2]. Encore célibataire à 37 ans, ce n’est qu’en juin de cette année 1672, qu’il contracte un mariage avec Étiennette Alton[3].

Il habite Lachine dès 1669 sur la concession qu’il a obtenue de Robert Cavelier de LaSalle en 1668. Il y travaille ardemment depuis 3 ans pour la défricher afin disposer de terre arable pour la mettre en culture.

Mathias Chatouteau dit Massias vend sa concession à Barthélémy Vinet dit Larente

Le 9 avril 1672[4], il achète de Mathias Chatouteau dit Massias[5] [6] une terre voisine de la sienne. Continuer la lecture de « 8 – Le patrimoine immobilier de Barthélémy Vinet dit Larente s’accroît »

7 – Barthélémy Vinet dit Larente en justice pour une peau d’orignal

par Harold Larente, le 10 février 2018

Bénigne Braillaud dit Le Bourguignon, serviteur et domestique de Jacques Le Ber et Charles Le Moyne, marchands de Lachine, porte plainte contre Barthélémy Vinet dit Larente[1], Mathias Chatouteau dit Massias[2] et Pierre Gauthier dit Sagouingarra[3] pour une « batterie »[4] survenue alors qu’un canot de sauvages[5] amenait des pelleteries à Lachine.

27 août 1670

Mercredi 27 août 1670, deux heures après le coucher du soleil, le canot de sauvages arriva à Lachine. À son arrivée, Barthélémy Vinet dit Larente, Mathias Chatouteau et Pierre Gauthier dit Sagouingarra alla à la rencontre des sauvages.

Massias prétend que le sauvage nommé Skananongara, iroquois de la nation Onnontaguéronnon [6] lui doit une peau d’orignal et Bénigne Braillaud dit le Bourguignon prétend que cette peau lui est due. Les deux se battirent pour l’obtenir. Continuer la lecture de « 7 – Barthélémy Vinet dit Larente en justice pour une peau d’orignal »

6- Le statut de Barthélémy Vinet dit Larente passe d’«engagé » à «habitant »

Barthélémy Vinet dit Larente à la fin de son contrat d’engagement, vraisemblablement en 1668, va décider de s’établir dans la colonie malgré un environnement hostile et froid et les diverses menaces amérindiennes nombreuses à cette époque.

Une tranquillité toute relative régnait en dépit de la présence du régiment de Carignan, arrivé au pays en 1665. Les nouveaux colons sont confrontés à la résistance obstinée des Iroquois.

Il a fallu attendre 2 ans après le recensement de 1666 avant de retrouver une nouvelle trace de Barthélémy Vinet dit Larente dans les documents de la colonie [1]. Continuer la lecture de « 6- Le statut de Barthélémy Vinet dit Larente passe d’«engagé » à «habitant » »

5. Les sœurs de Barthélémy Vinet dit Larente en France

Famille de Barthélémy Vinet dit Larente

Barthélémy VINET dit LA RENTE est le fils de François VINET, laboureur et Denise BRUNET On lui connait présentement 3 sœurs : Marie, Jeanne et une autre également prénommé Marie. [1] Deux ans d’intervalles séparent la naissance de ses sœurs.

Marie-1
Acte de baptême de Marie 1
Acte de baptême de Marie 1

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2. L’arrivée de Barthélémy Vinet dit Larente en Nouvelle-France

La première trace de sa présence en Nouvelle-France

La première trace de sa présence en Nouvelle-France est son inscription au recensement de Montréal en 1666. Ce recensement a été réalisé au printemps 1666 sous l’intendance de Jean Talon et à la demande de Jean-Baptiste Colbert, ministre de la marine et des colonies de Louis XIV. Il avait pour but de « mieux connaître la véritable force et les différens mestiers de ses colons ».[1] Il contient l’âge, la profession et le lieu de résidence de chaque individu.

Il a 29 ans. Il est domestique engagé chez Jean-Baptiste Migeon de Branssat, marchand, commis de la Compagnie des Indes occidentales, procureur fiscal, subdélégué de l’intendant, juge et seigneur [2]. Celui-ci sera présent au cours de la vie durant de Barthélemy. Il sera présent lors de la signature de son contrat de mariage [3] et il est le parrain de sa fille Cunegonde VINET-LARENTE [4]. Continuer la lecture de « 2. L’arrivée de Barthélémy Vinet dit Larente en Nouvelle-France »

1- Qui est Barthélémy Vinet dit Larente ?

Barthélémy VINET dit LA RENTE est le fils de François VINET, laboureur [1] et Denise BRUNET de Saint-Pierre-de-Juillers, évêché de Saintes en Saintonge. Ce bourg est une commune du sud-ouest de la France situé dans le département de la Charente-Maritime. La commune est rattachée au code postal de la ville de Saint-Jean-d’Angély. D’aspect rural, son paysage est marqué par l’agriculture. Saint-Pierre-de-Juillers est situé à environ 80 kilomètres du vieux port de La Rochelle où Barthélémy s’est probablement embarqué. Malgré mes recherches, les archives n’ont pas révélé encore son départ de la France.

Il est né vers 1635 [2]. À ce jour, son acte de naissance n’a pas été retracé. Les registres de la commune de Saint-Pierre-de-Juillers débutent en 1638. Il faudra donc élargir la recherche à tout le département de la Charente-Maritime. Continuer la lecture de « 1- Qui est Barthélémy Vinet dit Larente ? »